La vie de la compagnie en 3 mouvements




La résidence de Zuek vient de se terminer. Nous voilà dotés d'un joli petit gradin sur le modèle de celui du Fourneau.
Ecriture, construction, montage des super 8 et tournage, merci à la belle équipe qui nous accompagne sur ce projet.
Merci également à la Scène de Pays Baxe Naffaroa pour un accueil parfait ! Prochaine étape fin avril pour la finalisation.


Après un an passé dans l'équipe professionnelle, Célia Asselin, sans qui les projets actuels n'auraient pas pu voir le jour, vient de rejoindre l'Agglomération SPB. Elle intègrera prochainement le bureau de Rouge Eléa en tant que trésorière.

Nous souhaitons la bienvenue à Marianne Etcheverry qui reprend le relais de la diffusion et la production.

Ce qu'il se passe en ce moment...


Nous serons en répétitions au Colisée de Biarritz toute la semaine avec  le spectacle Ronde-bi ahizpa que nous présenterons les jours suivants :



Jeudi 4 décembre à 10h et 14h (séances scolaires, bilingue)
Vendredi 5 décembre 10h et 14h (séances scolaires, basque)
Samedi 6 décembre 17h (tout public, bilingue)


Pour regarder le teaser c'est ici 

Autres événements actuels de la compagnie

Création 2015
Un hommage émouvant à nos ancètres, nos parents...
Zuek est un entresort, un cinéma concert sur des films super 8 des années 70.
Zuek a reçu une bourse de création de la Capitale Européenne de la Culture de San Sebastian 2016.

Page de ZUEK

Arrastoak
Ander Fernandez, compose la bande son de la dernière création de la compagnie basque Dejabu Panpin Laborategia. Pièce de théâtre et marionnette.

Plus d'infos sur le site de la compagnie Dejabu.

Bruxelles : Lieux de fabrique et scènes

Septembre 2014
Portée par in 8 circle • maison de production, la co-op depuis janvier 2013, réunit 7 artistes, concepteurs, créateurs et directeurs de très petites compagnies, dont nous faisons partie.
Au sein de la co-op, nous cherchons notamment à répondre à une question centrale : dans un contexte culturel français en mutation, comment continuons nous à créer, qu'est ce que nous devons ré-inventer ?
Bruxelles, capitale de toutes les expérimentations, nous a accueilli 3 jours, nous visitons 5 lieux de fabriques aux visions connexes, des équipes, des artistes nous racontent, admirateurs nous comprenons les projets de chacun.
Simplicité des échanges...
offrir les plateaux aux artistes,
leur donner le temps de la recherche nécessaire, parfois très long (et pour le théâtre de L'L avec l'exigence de ne pas produire d’œuvre,)
écouter les envies, les doutes, 
composer ensemble...

Et si ces rencontres avec la co-op permettaient de redonner une légitimité à être artiste, Christelle dit : "moi [avec la co-op] je me sens fière d'être artiste".
Merci chers bruxellois de nous apprendre l'humilité et le respect.
Et autour de la table, des acteurs/poètes, résistants. 

Eté

"[...] Mesdames et messieurs, nous ne luttons pas contre, nous luttons pour !
Au risque de nous fragiliser, au risque de la fragilité.
Mais que vient faire un spectateur quand il vient assister à un spectacle du festival de Montpellier Danse, du Printemps des Comédiens, du festival d’Avignon, In ou Off, ou au spectacle qui jouera sur la place centrale de son village, que vient-il faire sinon chercher la vibration de sa fragilité, fragilité de son émotion, fragilité de sa pensée, fragilité de son humanité ?
Nous sommes fragiles et nous le revendiquons, et c’est pourquoi nous revendiquons un système social qui prenne en compte cette fragilité dans ce quelle est preuve de notre humanité, un système social qui nous réunisse tous pour une fragilité digne et non point une fragilité subie et dévastatrice.
Si nous tombons aujourd’hui, nous nous relèverons demain. [...]"

Extrait du très beau texte de Lise Boucon, Comédienne, lu le 24 juin au festival Monptellier Danse pour dire notre lutte et nos espoirs. Tout le texte ici



                                        © L. Zillmer

Printemps

Un printemps de lutte pour la culture et plus largement pour l'incompréhension des sens du développement de nos sociétés. 
Et dans cette tourmente, les idées fusent, les résistances s'organisent.
Et nous, dans l'impossibilité de ne faire autre chose qu'écouter nos corps et nos esprits se mettre en ordre pour poétiser nos vies, les vôtres, nous avançons dans ce printemps poings serrés.

Nous sortons de 15 jours de résidence pour boucler la boucle, achever le cercle de notre ronde. Après une année de vent difficile, la tendance est à la rondeur. Ça coule, ça tourne... On est heureux...

Nous vous invitons donc à découvrir notre ronde pendant l'été ou avant ou après.

Corine

La fin d'une création

28 avril 2014

Ce matin, nous réclamons à nos corps meurtris par les suspensions et les chutes de ces dernières semaines, nous réclamons à nos corps de se rassembler encore quelques heures pour offrir au public effrayant de professionnels réunis pour l'occasion, nos danses, jeux et mots de ronde-bi ahizpa*. Quelle joie de voir le spectacle s'affiner enfin sous les regards précieux de Fanny et Oier. Nous acceptons toutes les "félicitations", les "zorionak" et les "me ha encantado" avec des regards épars, épuisés...
Eskerrik asko !


* le spectacle ronde en version basque

RONDE... Retours en image et en mots



 les mots d'un spectateur rencontré au fil des années de festivals...

"Corine,
[...] Les liens, il y en a plein si l’on y regarde de plus près, à côté des évidents, des plus indicibles, de ceux qui me font battre le cœur plus fortement lorsque j’assiste à tes spectacles, qu’avec mon âme je participe. […]

Quelles véridiques sœurs vous faites… Tout y est, de la tendresse à la rivalité, le sujet aurait pu être traité platement – l’indéfectible et inconditionnel lien sororal – mais tu l’as étiré dans ses dimensions les plus complexes où s’entremêlent la connaissance, la confiance, le besoin de l’autre, la détestation épidermique, la pudeur, la force invincible d’être deux.

Le jeu aussi, dans sa cruauté enfantine et sa vivacité, qu’accompagnent merveilleusement les mots que l’on entend, et cette scène, oh cette scène où Maitane convulsionne dans son fauteuil tandis que tu te mets à danser, emportée par une joie pure et indifférente jusqu’à ce que ta vie à toi, menée sans elle, libre de ça, s’oriente à nouveau et délibérément dans le choix de votre relation. Et une gifle ressuscite, pan t’es morte et c'est pour de faux, je voudrais que tu sois vieille et laide et je t’aime tu es ma sœur, ma moitié de cœur. [...]
A mon regard vous avez réussi à construire tout un passé commun sous-jacent, une existence entière de heurts et de proximité, on voit tout cela dans vos échanges.[...]
Je ne te parle même pas de la musique d’Ander, ou alors juste un peu, du temps qu’elle installe, des vibrations qu’elle permet à tous les niveaux de l’être…"
FL_ Aurillac 2013

Photo : Léna MARIA