RONDE... Retours en image et en mots



 les mots d'un spectateur rencontré au fil des années de festivals...

"Corine,
[...] Les liens, il y en a plein si l’on y regarde de plus près, à côté des évidents, des plus indicibles, de ceux qui me font battre le cœur plus fortement lorsque j’assiste à tes spectacles, qu’avec mon âme je participe. […]

Quelles véridiques sœurs vous faites… Tout y est, de la tendresse à la rivalité, le sujet aurait pu être traité platement – l’indéfectible et inconditionnel lien sororal – mais tu l’as étiré dans ses dimensions les plus complexes où s’entremêlent la connaissance, la confiance, le besoin de l’autre, la détestation épidermique, la pudeur, la force invincible d’être deux.

Le jeu aussi, dans sa cruauté enfantine et sa vivacité, qu’accompagnent merveilleusement les mots que l’on entend, et cette scène, oh cette scène où Maitane convulsionne dans son fauteuil tandis que tu te mets à danser, emportée par une joie pure et indifférente jusqu’à ce que ta vie à toi, menée sans elle, libre de ça, s’oriente à nouveau et délibérément dans le choix de votre relation. Et une gifle ressuscite, pan t’es morte et c'est pour de faux, je voudrais que tu sois vieille et laide et je t’aime tu es ma sœur, ma moitié de cœur. [...]
A mon regard vous avez réussi à construire tout un passé commun sous-jacent, une existence entière de heurts et de proximité, on voit tout cela dans vos échanges.[...]
Je ne te parle même pas de la musique d’Ander, ou alors juste un peu, du temps qu’elle installe, des vibrations qu’elle permet à tous les niveaux de l’être…"
FL_ Aurillac 2013

Photo : Léna MARIA

Article de presse dans El Faro Ceuta (traduit de l'Espagnol)


En mémoire du Biutz
 
La compagnie française Rouge Eléa et la maison de production de cinéma basque Zazpi t’erdi, spécialisée en documentaire vidéo, court-métrages et vidéos d’Art, depuis plus d’un an, donnent à voir des deux côtés des Pyrénées, un spectacle qui parle de « transit, de la traversée des personnes et des marchandises ». Son nom, Biutz en référence évidemment au passage des porteuses transfrontalières qui ont leurs heures comptées et restreinte dans le périmètre de la ville autonome de Ceuta.
« L'idée du spectacle surgit », explique David Aguilar, de Zazpi t'erdi, « avec l’intention d'explorer le concept que nous avions de la frontière, les frontières personnelles, physiques et artistiques ».
Cette préoccupation a été ce qui a amené l'équipe à venir connaître la barrière qui sépare Ceuta du Maroc et "son imposante présence. "
« Nous voulions faire l'expérience du voyage, traverser le détroit, sentir l'étrange honte de pouvoir le faire confortablement seulement par le fait d'être en possession de nos papiers. "
Selon David, le groupe d'artistes est arrivé sur ce coin du détroit « avec l'idée de questionner, d'enregistrer des sons, de filmer des images ». Tout ce matériel, « tous ses sons et personnages filmés » apparaissent sur la scène projetés sur de gros sacs qui remplissent l'espace.
« Ils nous ont à chaque fois accompagnée sur scène et ont parlé au public », assure David, « dans différents théâtres ». Ce sont des témoignages à moitié muets de la frontière de Ceuta, « de celle qui nous a impressionnée, évidemment, par sa taille, sa présence et surtout par le contrôle militaire et policier tout autour ».
"Peut-être que le plus impressionnant a été notre résidence à Belyounech, ce petit village coller à Ceuta, qu’on pouvait rejoindre à pied par le bord de mer depuis le centre de Ceuta mais maintenant que le village est séparé par la barrière, on doit contourner les montagnes pour s’y rendre». « Nous avons passé quelques jours là-bas, nous avons rencontré les militaires des postes de contrôle, et nous avons surtout connu un pêcheur au nom de Ahmed, qui tire la beauté des choses", David explique, « il nous a raconté que malgré que la relation avec Ceuta est été coupé par la barrière, au moins les grands projecteurs qui éclairent la barrière la nuit attirent les poissons».
Dans la zone industrielle de Tarajal, à la porte du Biutz, ce qui a le plus marqué le groupe  a été « les lourdes charges que portent les femmes, leur cadence, les allers et venus par la route...". "Elles apparaissent aussi dans le spectacle projetées sur des fardeaux comme en hommage à leur travail », ajoute t'il.

"Langage symbolique"
« Nous avons découvert ce lieu, nous avons vu des femmes ‘passeuses’ chargées des fardeaux et nous les avons accompagné dans leur voyage depuis Ceuta jusque du côté marocain et toute cette expérience a été traduite », termine David en déclaration à notre journal, « dans une œuvre en langage symbolique, suggérant différentes réalités à travers le mélange artistique avec lesquels nous sommes rentrés chargés d'émotion, images et sons dans la tête, puis nous avons décidé de mettre le titre de Biutz et choisit toute la scénographie du spectacle avec des fardeaux similaires à ceux des femmes ».
Le spectacle, proposé à tous les publics, a une durée d'une heure et se déroule sur une scène de 56 m² mélangeant le cirque, la musique et la vidéo. Nous voudrions présenter le spectacle à Ceuta et du côté marocain».

Selon David Aquilar, de la maison de production Zazpi’t’erdi, "présenter le spectacle Biutz à Ceuta, traverser du côté marocain et l’offrir là-bas, est une idée que nous avons depuis le début du projet." "Nous adorerions", assure-t-il, "qu’on nous donne cette occasion mais pour le moment personne n'a été intéressé évidemment nous n'avons pas encore été invité mais pour nous ça serait très spécial et je crois aussi que le public de la barre approuverait beaucoup par le simple fait que ça soit si proche de la réalité quotidienne". Biutz est une réalisation multidisciplinaire alliant le cirque, la vidéo et la musique, dans lequel, trois personnages principaux interagissent avec leurs spécialités respectives. En toile de fond, « une réflexion sur l'absurde de l'isolement et la rébellion parfaite. »


ROUGE ELEA au festival d'Aurillac avec le collectif "Les Cancans"
présente au Square Conquand pastille 100 _ tous les jours_

11h45 CALAO
Une invitation à voler. Cirque aérien, danse et musique
30' tout public + de calao

16h45 RONDE (création 2013)
Une exploration intime et brute de la fratrie. Cirque aérien, danse et musique
30' tout public  + de ronde


 

 

Résidence de recherche

En juillet Rouge Eléa enfile un maillot et creuse.
Bain de résidence à Mendi Zholan dans le Pays Basque (Hendaye)
du 15 au 28 juillet 2013.

 

Agenda

En août, la compagnie vogue vers de nouvelles dates:
  • le 11 août avec au domaine de Laas  avec CALAO dans le cadre d'une programmation proposée par Lacaze aux sottises (64).
  • du 21 au 24 au festival d'Aurillac, square Conquand avec CALAO et RONDE, sa dernière création présentée dernièrement au festival allemand La Strada.


BIUTZ à San Sebastian- Théâtre Vitoria Eugenia

L'équipe de  Eitb Kultura, programme culturel de la chaine Basque, nous a fait un joli reportage sur BIUTZ. (en espagnol et en basque).

"...Suspendue sur le rien, je demeurerai comme le sont les parfums, la peau, les cendres... Je vivrai pour que vole ce corps de terre qui descend de mes paupières... »

Debout ici c'est le Printemps!

et il donne à voir un bouquet aérien spectaculaire!

BIUTZ, RONDE et CALAO réunis en mai-juin!

 

Biutz

Au prestigieux théâtre Victoria Eugenia de Donostia - San Sebastian 

Samedi 8 juin 2013


Ronde

Rendez-vous internationaux

Dernière création de la compagnie présentée en février dans le cadre de Cirque en Corps Marseille 2013, RONDE tourne et s'invite à LEIOA (festival UMORE AZOKA) en Espagne et à la STRADA à Bremen (Allemagne)

Calao

10 ans d'envolée aérienne

Calao dessine avec ses pieds, peint l'air avec ses doigts, grimpe et regarde plus haut.
Ferme les yeux. Suspendue. Silence.
Plume légère sur mélodies qui glissent, Calao envole la liberté.
Première pièce au répertoire de Rouge Eléa, CALAO fête ses 10 ans
et se suspend aux branches de celles et ceux qui l'invitent!

Paru dans Zibeline, mensuel culturel_ mars 2013

"Le trio Ronde a confirmé le talent de la compagnie Rouge Eléa, capable d'allier une vraie théâtralité, faite de relations entre personnages, et une virtuosité jamais démonstrative, sur des agrès toujours inventifs."